4e séance du séminaire «Rendre visible, rendre invisible. Enjeux épistémologies, éthiques et politiques autour de l’imagerie médicale»

20 mai 2019Espace éthique, Hôpital Saint Louis, Porte 9, 1 avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris

Le séminaire

L’hypothèse qui guide l’élaboration de ce séminaire est la suivante : l’imagerie médicale, source d’un grand nombre de données et nourrissant l’espoir de nombreuses découvertes, notamment thérapeutiques, est animée par la volonté de rendre visible l’invisible. Un tel projet invite aussi bien à repenser nos façons de produire des savoirs dans le champ étroit de la médecine (séance 1), qu’à ressaisir la nature du raisonnement médical et tout particulièrement le rôle qu’y jouent l’intuition et, plus généralement, les facultés proprement humaines (séance 2). Il s’agira également de voir ce qu’implique pour le patient la possibilité, en partie illusion, de se voir à travers l’imagerie cérébrale principalement (séance 3). Enfin, nous nous interrogerons sur ce que peut dire l’image, autrement dit sur les limites même du visible, ce qui nous conduira à poser la question des usages biopolitiques de l’image (séance 4).
 
Coordination scientifique du séminaire : 

Arnaud Cachia, Professeur en neurosciences, Université Paris-Descartes, Programme Imageries du Vivant
Léo Coutellec, enseignant-chercheur MCF en éthique et épistémologie des sciences contemporaines, Laboratoire d’excellence DISTALZ, Département de recherche en éthique
Jonas Gaillard, consultant, diplômé du Master 2 Éthique, science, santé et société
Romain Pommier, radiologue, Société française de radiologie
Paul-Loup Weil-Dubuc, chercheur en

4e séance : «Image et vérité. Faire confiance à l’image ?»


Dans le domaine médical, l’image se substitue petit à petit à d’autres examens pour justifier des décisions prises, allant jusqu’à remplacer le prélèvement d’une lésion et son analyse au microscope pour le diagnostic formel d’un cancer. Jusqu’à quel point faut-il investir l’image de ce pouvoir de dire la vérité ? Quelles dimensions de l’existence humaine ce pouvoir peut-il concerner ? Lui confiera-t-on la vérification des intentions des criminels, l’évaluation des chances de réussite scolaire ? La question est aussi bien épistémologique que fondamentalement politique.


Peggy Larrieu, Maître de conférences en droit privé et sciences criminelles à l’Université d’Aix-Marseille
Maxime Ronot, Radiologue, MCU, Hôpital Beaujon, AP-HP

Inscriptions : suivre ce lien