Le droit de rédiger des directives anticipées constitue une garantie du respect de la volonté de la personne, lorsque celle-ci est en fin de vie et n’est plus en mesure de s’exprimer. Les modalités actuelles d’application du critère 1.1-04 du référentiel de certification des établissements de santé de la Haute Autorité de Santé, qui prévoit que « le patient est informé de façon adaptée sur son droit à rédiger ses directives anticipées », peuvent conduire, dans les établissements, à réduire l’information des patients sur ce droit à une exigence de traçabilité. En cancérologie, l’évocation systématique et précoce de la fin de vie, notamment au moment de l’admission ou au début de la prise en charge, peut être inadaptée à la temporalité du patient et fragiliser la relation de soin. Le Comité éthique et cancer recommande de ne pas maintenir l’information sur les directives anticipées comme un critère de la certification, mais de l’inscrire dans une approche plus globale des droits des patients, soutenue par des dispositifs d’information et d’aide à l’exercice de ces droits.


