Avis n° 48 – Demande d’un patient en situation palliative avancée d’accéder à un traitement oncologique : entre autonomie et non-malfaisance
Le Comité éthique et cancer a adopté, le 16 septembre 2026, son avis n° 48 consacré à la demande d’un patient en situation palliative avancée de recevoir un traitement oncologique que son médecin estime ne pas être indiqué, compte tenu du très faible bénéfice attendu et du risque d’effets indésirables.
Cette situation confronte le médecin à une tension entre plusieurs exigences éthiques : d’une part, respecter l’autonomie du patient ; d’autre part, assumer sa responsabilité au regard du principe de non-malfaisance et de son appréciation médicale du rapport entre bénéfices et risques.
Dans son avis, le Comité rappelle notamment l’importance d’une information loyale, progressive et adaptée au patient, ainsi que de la recherche des options thérapeutiques pertinentes.
Les échanges du Comité ont fait apparaître deux positions, sans qu’un consensus puisse être dégagé : pour certains de ses membres, prescrire un traitement sans bénéfice clinique attendu ne peut être justifié ; pour d’autres, certaines situations singulières peuvent conduire à envisager la poursuite ou l’engagement d’un traitement, dans des conditions clairement définies.
Quelle que soit la position retenue, le Comité insiste sur la qualité du dialogue avec le patient, la collégialité de la décision, l’intégration des soins palliatifs et la continuité de l’accompagnement.
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